Simulation moléculaire des interfaces

Séminaire Théorie et Simulation: Patrice Malfreyt Professeur à l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand - ICCF UMR CNRS 6296

Les premières simulations de systèmes interfaciaux ont débuté en 1974 sur une interface plane de fluide Lennard-Jones (LJ). En 2017, des travaux sont encore publiés sur la méthodologie de simulation des interfaces planes. Il a fallu attendre plus de quarante ans et l’arrivée de calculs intensifs pour mettre au point les protocoles de simulations de systèmes hétérogènes.
Des illustrations de quelques effets de dépendances du calcul de la tension superficielle de fluide Lennard-Jones vous seront présentées (effets de taille, de troncature, importance des corrections à longue distance due à la troncature du potentiel, potentiel à deux corps) sur des interfaces liquide vapeur de corps purs. Quelle est la température maximale que l’on peut simuler proche du point critique avec des méthodes qui modélisent l’interface ? La réponse à cette question passe par le développement de simulations de tailles de systèmes importantes. On peut désormais apporter une réponse et approcher le point critique, zone où l’interface fluctue énormément. Des exemples de simulations vous seront présentées dans cette région critique.
Des simulations de systèmes binaires permettront de montrer le caractère prédictif de ces simulations sur la dépendance en pression de la tension interfaciale sur des systèmes eau-gaz acides, eau-alcanes, alcanes-gaz acides. Un potentiel polarisable a été testé sur la capacité à rendre compte de l’évolution de la tension interfaciale de solutions saline en concentration de sels.